En Île-de-France, nos électriciens sont salariés et interviennent eux-mêmes dans les huit départements. Pour les colonnes montantes, la région présente un trait marqué : une grande part de son parc collectif est ancien, en copropriété, et a reçu l'électricité, puis la colonne actuelle, longtemps après sa construction. Les principes généraux sont sur la page d'accueil. Voici ce qu'ils deviennent dans les immeubles franciliens.
L'immeuble parisien ancien
Une colonne ajoutée après coup
Un immeuble haussmannien ou de la fin du XIXe siècle n'a pas été conçu avec une gaine électrique. La colonne a été installée plus tard, là où l'on trouvait de la place : cage d'escalier de service, angle de palier, courette, parfois le long de l'escalier principal dans un coffrage. Son tracé est rarement rectiligne, et sa gaine rarement aux dimensions qu'on donnerait à une gaine neuve. Ce point pèse sur tout projet de remplacement, puisqu'il décide si une nouvelle colonne peut être posée à côté de l'ancienne.
Des comptages partout
Selon l'époque des travaux, les compteurs se trouvent sur le palier, dans l'entrée des appartements, regroupés en rez-de-chaussée ou en cave. Dans un même immeuble, plusieurs générations coexistent souvent. Quand les comptages sont dans les logements, chaque intervention sur la colonne suppose d'y entrer, et la disponibilité des occupants devient le premier facteur de délai.
Le pied de colonne en cave
Le coupe-circuit principal et le départ de colonne sont fréquemment en sous-sol, dans des caves anciennes parfois humides, accessibles par un escalier étroit et un couloir de caves privatives. Lors d'un diagnostic, nous regardons particulièrement l'humidité, le dégagement de l'accès et la cohabitation avec les canalisations.
Le dernier étage
Les chambres de service sous les toits sont souvent réunies ou transformées en studios. Chaque transformation ajoute un point de livraison là où la colonne est la plus sollicitée, à son extrémité, et crée parfois une dérivation tirée sans soin dans les combles. Un syndic qui voit passer plusieurs projets de ce type au fil des assemblées a intérêt à faire examiner la colonne avant de les autoriser un par un.
Les résidences de petite et grande couronne
Hors de Paris, le parc collectif en copropriété compte de nombreuses résidences construites dans les décennies d'après-guerre : plusieurs bâtiments, plusieurs cages d'escalier, une colonne par cage, des locaux techniques en sous-sol et des parkings. Les sujets y sont différents :
- le nombre de colonnes : un diagnostic se mène bâtiment par bâtiment, et les constats varient d'une cage à l'autre ;
- les clés de répartition : les charges liées aux équipements communs peuvent être réparties par bâtiment ou par escalier, ce qui compte pour la partie privée des travaux (gaine, terre, services généraux) ;
- le passage au chauffage électrique : quand une chaufferie collective est remplacée, ou quand les logements s'équipent de pompes à chaleur, la question de la capacité se pose pour toutes les colonnes à la fois.
La rénovation des appartements et le Consuel
Les rénovations lourdes d'appartements sont fréquentes, et la règle n'est pas la même partout en Île-de-France. Une installation entièrement refaite après une mise hors tension demandée au gestionnaire de réseau doit recevoir une attestation de conformité visée par le Consuel. En Seine-et-Marne, dans les Yvelines, l'Essonne, les Hauts-de-Seine, la Seine-Saint-Denis, le Val-de-Marne et le Val-d'Oise, un arrêté préfectoral étend cette obligation à toute rénovation totale, même sans mise hors tension demandée. Paris n'a pas cet arrêté. Ce que cela change pour un copropriétaire est détaillé sur votre logement et la colonne.
Le gestionnaire de réseau en Île-de-France
Dans la région, le réseau public, colonnes transférées comprises, est exploité par Enedis. Nous en sommes indépendants : nous ne décidons ni de son programme de renouvellement des colonnes, ni de ses délais, ni de ses montants. Quand une colonne transférée inquiète un syndic, nous établissons le constat qui appuie son signalement.
L'organisation d'un chantier francilien
Les contraintes pratiques d'un chantier en immeuble occupé, décrites sur travaux de colonne montante en copropriété, prennent ici un relief particulier :
- l'accès : stationnement d'un véhicule d'intervention, horaires de la loge, digicodes et badges, ascenseurs étroits ou absents ;
- les commerces de rez-de-chaussée, dont certains dépendent de la colonne et dont les horaires entrent dans le phasage ;
- les occupants absents en journée, qu'il faut prévenir tôt quand leur compteur est chez eux.
Ce que nous faisons en Île-de-France
Diagnostic de colonne et de son environnement, rapport pour le syndic, travaux sur la gaine, la colonne de terre et les services généraux, rénovation des colonnes restées privées en coordination avec le gestionnaire de réseau, et installations intérieures des logements jusqu'à l'attestation de conformité. Le partage des coûts entre le réseau, la copropriété et chaque copropriétaire est expliqué sur qui paie quoi en copropriété.